Après l’engouement écologique suscité ces dernières années, le sommet de Copenhague s’est achevé en décembre sur un résultat plutôt discutable. Ceci étant, il a permis de faire le constat que les réflexions écologiques se structurent autour de mouvements organisés, et que la thématique des emplois verts, bien que n’apparaissant qu’en filigrane lors des débats, prend de plus en plus d’importance.

Les mesures adoptées pour faciliter la transition à une économie verte varient bien entendu d’un pays à l’autre. Les gouvernements qui voient dans une nouvelle politique énergétique les avantages stratégiques de demain, mais aussi les entreprises et les investisseurs privés qui flairent de juteux marchés, s’intéressent déjà aux secteurs d’activités qui seront les plus concernés par les changements : fourniture d’énergie (particulièrement les énergies renouvelables éolien, solaire,…), recyclage, traitement et valorisation des déchets, bâtiment (efficacité énergétique), transports, et agriculture.

C’est dans ces secteurs que l’on devrait observer le plus d’impact sur le marché de l’emploi : créations, destructions et transformation. D’ici 2020, les observateurs s’attendent à 600.000 nouveaux emplois en France, à 500.000 en Angleterre et à 30 millions au niveau international d’ici 2030. Le panel des emplois créés est large : commerciaux en panneaux photovoltaïques, ingénieurs efficacité énergétique des bâtiments, techniciens, consultants en développement durable, juristes en environnement, chercheurs pour les départements R&D, etc…

Certaines professions devront adapter leurs méthodes de travail, acquérir de nouvelles connaissances, tandis que d’autres disparaîtront. Les entreprises auront toujours besoin de compétences classiques (gestion de projet, analyse des risques) mais auront aussi des besoins plus spécifiques : connaissances des matériaux durables, installation des nouvelles technologies, mesure de l’emprunte carbone et de l’impacte écologique des activités,…

On assistera probablement plus à une redistribution des emplois au sein d’un même secteur plutôt qu’à un transfert de main d’oeuvre intersectoriel. Les travailleurs qui auront le plus de mal à s’adapter seront sans surprise les moins qualifiés, et l’OIT milite déjà pour la création d’emplois décents et durables pour tous. Le traitement des déchets par exemple, s’il est sous-traité aux pays en voie de développement, serait plus juste si les conditions d’hygiène et de sécurité y étaient respectées.

Le recrutement des green collars prend de plus en plus d’ampleur et n’a pas été touché par la crise de l’emploi. Les entreprises font d’ores et déjà face à une importante pénurie de compétences et à un manque de connaissances des problématiques environnementales chez leurs employés. En conséquence, dans un souci d’attirer et de conserver les talents, elles mettent en place des politiques de rémunération attractives, et développent des formations qualifiantes pour pallier à l’insuffisance de l’offre publique. Certaines peuvent compter sur des compétences en interne, facilement transposables aux nouvelles méthodes de production (Siemens, Alstom,…). Quand on sait que 40% des emplois dans le monde se trouvent dans des secteurs fortement producteur de carbone, on imagine aisément le rôle que la formation pourrait avoir.

En Angleterre, le Low Carbon Transition Plan fait office de feuille de route. Même si certains jalousent l’ambition allemande et dénoncent des moyens limités pour atteindre les objectifs de réduction d’émission, le gouvernement prévoit des mesures et des moyens concrets, notamment la création d’une National Skills Academy pour le secteur énergétique. Il invite par ailleurs les entreprises à une gestion plus propre de leurs activités.

Dans les bureaux, la fonction Ressources Humaines pourrait aider à la mise en place d’un environnement et de méthodes de travail plus écologiquement responsables, en favorisant par exemple les économies d’énergie, le télé-travail, le co-voiturage, ou encore le recyclage.

Sources/A lire:

- Emplois verts : Pour un travail décent dans un monde durable, à faibles émissions de carbone (rapport de l’OIT)
- Emplois verts : faits et chiffres (publication OIT)
- Green Jobs and skills (rapport du Environmental Audit Committee)
- Report calls on Government to boost green jobs (Parliament.uk)
- Green-collar HR: It ain’t easy being green (article de Personneltoday)

Les chiffres du chômage publiés le 16 septembre par l’ONS (l’Office National Statistics) ne laissent pas penser à un grand changement de tendance pour le marché de l’emploi au Royaume Uni. En effet, comme l’annoncaient les dernières statistiques, le chômage continue à augmenter et atteint aujourd’hui un taux de 7.9%. Il n’y a pas eu en Angleterre autant de chômeurs depuis 14 ans. 210.000 personnes sont venu grossir les effectifs depuis trois mois, portant le nombre de sans emploi à 2.47 millions de personnes.

Les populations les plus touchées restent les jeunes et les étrangers. Le très bon taux de réussite au A-Levels de cette année accentue la concurrence au sein des jeunes diplômés, sans pour autant dévaloriser le diplôme aux yeux des entreprises. En plus d’être les premiers à être licenciés (selon la règle du « last in, first out« ), les jeunes se confrontent à la frilosité des entreprises à investir sur des nouveaux talents.

L’Angleterre a par ailleurs mis en place des mesures plus restrictives à l’encontre des citoyens non-européens, afin de limiter l’immigration et de favoriser la main d’oeuvre anglaise, ce qui n’est pas sans créer certaines tensions entre les communautés.

Les secteurs les plus touchés par la progression du chômage sont la finance, la construction, l’industrie (le West Midlands est une région particulièrement touchée). Les secteurs les moins touchés sont le retail (commerce de détail), le social, la culture et la santé.

Tous les observateurs s’accordent à dire que le redressement de l’emploi sera plus lent que la reprise économique. Même si l’on aperçoit des signes positifs de la part des indicateurs de reprise, le chômage continuera probablement à augmenter jusqu’à la fin 2010. Pour sortir durablement de la crise, il faut que la reprise soit créatrice d’emplois durables et de « bonne qualité ». L’inquiétude est de voir s’instaurer un chômage longue durée de masse, difficile à éradiquer. Les attentes portent donc désormais, après les efforts fournis pour soutenir l’économie, sur l’emploi.

Au niveau international, 2 événements pourraient avoir un impacte sur les mesures de lutte contre la crise et le chômage : le sommet du G20 à Pittsburgh (24 et 25 septembre) et la réunion à Paris des ministres du travail de l’OCDE (28 et 29 septembre). Au sommet du G20, l’OIT (Organisation Internationale du Travail), qui a récemment présenté un « Pacte mondiale pour l’emploi« , a proposé une série de mesures qui ont été saluées par les chefs d’Etats. Ces derniers se sont engagés à adopter les éléments clés proposés. Les mesures portent sur :

- la stimulation de la demande de main d’oeuvre (aide à l’embauche, subvention aux entreprises,…).
- le soutien à l’emploi, aux demandeurs d’emploi et aux chômeurs (service d’aide a la recherche d’emploi, accès a la formation, incitation à travailler…).
- l’extension de la protection sociale.
- l’instauration du dialogue social et protection des droits du travail.

Le communiqué final de la réunion des ministres du travail reprend les conclusions du G20. Il détaille les principales pistes de réflexions qui découlent des mesures adoptées lors du sommet (sous traitement de l’aide à la recherche d’emploi à des entreprises privées, responsabilisation et implication des demandeurs d’emploi, aide ponctuelle aux entreprises, etc…). Le communiqué insiste sur l’importance à promouvoir la mobilité professionnelle et la formation, afin de pouvoir faire face aux importants changements structurels que connaîtront nos pays avec la transition vers des économies à faible émission en carbone. Ce passage à une économie verte s’accompagnera en effet de changements au niveau des besoins en compétences, qui se traduiront par de nouveaux métiers.

La Confédération syndicale internationale (CSI) reconnaît que placer l’emploi au cœur de la politique de reprise est une bonne chose, mais souligne qu’il reste beaucoup à faire. Elle préconise de suivre les recommandations de l’OIT.

Prochaine étape : début 2010 avec une nouvelle réunion des ministres de l’emploi du G20. Il nous reste à savoir comment les mesures adoptées seront déclinées concrètement au Royaume Uni et en France, à travers peut être de nouvelles politiques nationales.

Sources/A lire:
- ILO Global Job Crisis Observatory (Cellule d’analyse de la crise de l’emploi de l’OIT)
- Perspectives de l’emploi de l’OCDE 2009 : Faire face à la crise de l’emploi

Faire du volontariat peut être utile pour tous, pour ceux qui travaillent déjà comme pour ceux qui visent une première expérience professionnelle à l’étranger. Sur un marché de l’emploi concurrentiel, être bénévole pourrait apporter un réel plus à votre CV car cela augmentera votre employabilité.

Reconnu par les employeurs, le volontariat offre de nombreux avantages. Il permet tout d’abord de développer ou de consolider des compétences « souples » variées comme le travail en équipe, la communication, voir même le management. Il démontre aussi certaines qualités: investissement personnel, engagement,… En Angleterre, il permet aussi d’améliorer son anglais, d’avoir une première expérience sur place et surtout d’obtenir une référence.

Selon l’étude menée par Reed, 80% des employeurs estiment que le volontariat donne de la valeur ajoutée à un CV et aide à trouver un emploi. De plus, 70% d’entre eux pensent que cela donne aux volontaires plus de chance d’avoir un meilleur salaire par la suite.

Le secteur du volontariat est relativement dynamique en Angleterre. Il existe un bon nombre d’associations offrant des possibilités aux personnes souhaitant s’investir dans des champs variés : santé, action sociale, environnement, éducation, sport… Le volontaire n’a pas vraiment de profil type : hommes et femmes, jeunes diplômes et retraités, en 2007 près de 45% de la population anglaise s’est investie au moins une fois par mois dans une association ou club. Equivalente à 1 millions de contrats à temps plein, cette force de travail représente 48 milliards de livres pour l’Angleterre et le Pays de Galle !

Coté chiffre plusieurs enquêtes donnent des informations sur le secteur. L’étude menée en avril par l’Institute of Volunteering Research montre que 87% des centres locaux de volontariat (Local Volunteer Centre) ont enregistré une hausse des demandes sur les 6 derniers mois. Le site internet http://www.do-it.co.uk a quant à lui enregistré en février plus du double de candidats par rapport à l’an passé. L’enquête attribue une partie de ces bons résultats au contexte économique actuelle. C’est une bonne nouvelle pour les Charities, qui espèrent que cela durera après la crise…

Même si le nombre de candidats pour être bénévole augmente, la capacité des associations à faire face à cette augmentation ne semble pas être à la hauteur (procédure de recrutement, capacité à proposer des postes attractifs,…). Une autre étude, la Government’s Citizenship Survey montre une baisse de 2% dans le nombre de personne s’investissant concrètement dans le volontariat comparé à l’an passé. D’après le site internet Third Sector, l’enquête souligne surtout que le rapport de force entre volontaires et associations est en pleine évolution. Les exigences des volontaires deviennent plus importantes : même si ils s’investissent moins en terme de volume horaire, ils souhaitent être plus impliqués, dans des structures mieux organisées et attractives professionnellement. C’est une force créative qui veut avoir son mot à dire et qui prendra le temps de choisir tel type de volontariat, consciente de la valeur ajoutée que cela apportera. Un bénévole qui faisait de la récolte de dons auparavant parce qu’il partageait la cause défendue, souhaite aujourd’hui savoir où va l’argent récolté.

Cette tendance à l’exigence chez les volontaires amène les associations à se professionnaliser à leur tour. Elles se posent de plus en plus souvent la question de savoir comment intéresser/attirer les volontaires (formation diverses, valorisation des équipes, possibilité d’avoir de responsabilités…). On constate aussi une amélioration dans leur organisation : en 1997, 71% des volontaires disaient que l’organisation des associations pouvait être améliorée, contre 31% 10 ans plus tard.

En conséquences, devenir volontaire peut parfois s’avérer plus compliqué que prévu: des fiches de postes détaillées, un contrôle de référence plus important, demande de CRB, etc… On n’atteint cependant pas encore le niveau d’exigence de certaines ONG, qui utilisent par exemple leur site internet comme outil majeur dans le recrutement et qui constituent des bases de données de compétences rapidement mobilisables.

Pour faire du volontariat :
- Ciblez le type d’activité que vous souhaitez faire et les associations susceptibles de vous accueillir.
- Contactez votre Local Volunteering Centre et parlez leur de votre projet.
- Aménagez votre emploi du temps pour continuer à chercher un emploi !

Sources/A lire:
http://www.csv.org.uk/
http://www.do-it.co.uk
http://www.thirdsector.co.uk
http://www.volunteering.org.uk
Helping out, a national survey of volunteering and charitable giving (2007)

Comme en France, il existe au Royaume-Uni une multitude de spécialisations dans de le domaine de la psychologie. Du « Sport and exercise psychologists » au traditionnel  » Clinical psychologist« , en passant par le « Forensic psychologists » (spécialisé en criminologie), les praticiens ont des activités différentes et exercent dans des champs d’interventions variés. Notons au passage qu’il n’y a pas de titre de psychologue social.

Jusqu’en juin 2009, le titre de psychologue n’était pas encore protégé par la loi britannique. La British Psychological Society (BPS) tenait cependant un registre publique de « Chartered Psychologists », reconnus par le corps professionnel et par les principaux employeurs de psychologues.

Le titre est aujourd’hui en passe de devenir protégé; grâce au passage à la « Statuory regulation« . La Health Professions Council (HPC) sera la structure décisionnaire pour l’obtention du titre de « Practitioner psychologist » ou de « Registered psychologist », en se basant sur les recommandations de la BPS. La dernière réunion entre les 2 entités qui a eu lieu le 12 juin 2009, a défini les critères pour obtenir le titre.

Pour obtenir le titre d’ »Occupational psychologist » (psychologue du travail), il faut avoir notamment un Masters degree reconnu par la BPS. Les psychologues cliniciens, doivent eux aller jusqu’au Doctorat… Le nouveau registre ouvrira le 1er juillet 2009 et les candidatures des psychologues étrangers ne sont entre temps pas acceptées car les conditions d’entrée dans ce registre n’ont pas encore été validées. On espère que cela ne sera pas le parcours du combattant et que des partenariats entre les universités aideront à accélérer la procédure… Pour avoir une idée de l’ancienne procédure de validation du diplôme français cliquez ici.

Je n’ai pas voulu rentrer dans une comparaison compliquée des systèmes universitaires anglais et français, d’autant plus que les conditions d’accès au titre sont en pleine évolution. Notons juste que le volume horaire des Masters est moins important qu’en France et qu’une période de supervison pouvant aller jusqu’à 2 ans est nécessaire après l’obtention du diplome. Le contenu des enseignements est ceci dit similaire.

Le terme « occupational » définit généralement ce qui a un rapport au métier, à la profession. « Occupational healt » est l’équivalent de « la santé au travail ». « Occupational therapy » c’est l’ergotherapie.

Liens:
Code de déontologie
The Division of Ocupational Psychology
The Association of Business Psychologists
Un exemple de Msc proposé à Londres
Fiche de poste détaillée d’un « Occupational Psychologist »
Hotcourses pour trouver une formation en UK

Les chiffres du chômage annoncés par l’Office National Statistics (ONS) mardi 12 mai ont eu pour effet de déclencher une vague d’inquiétude parmi les professionnels et observateurs du marché de l’emploi. “Appalling” (épouvantable) commente le Chartered Institute of Personnel and Development (CIPD), “pretty awfull” renchérit le cabinet de recherche Capital Economics, “very bad” conclut Tony McNulty actuel Ministre du Travail.

Les chiffres en question dépassent les prévisions déjà pessimistes avancées le dernier trimestre. Ainsi, le taux de chômage au Royaume Uni a atteint les 7.1% en mars 2009, ce qui représente 2.2 millions de demandeurs d’emploi. L’augmentation de 245.000 chômeurs en seulement un trimestre, soit plus de 2700 nouveaux chômeurs par jours, est la plus importante augmentation qu’ait connu le Royaume Uni en un trimestre, depuis 1981 et les premières années de Margaret Thatcher au pouvoir.

On constate un ralentissement dans les augmentations de rémunération (hors bonus et avec bonus), mais officiellement, on n’a cependant pas encore vu de cas comme en France où un employeur demande à ses employés de réduire volontairement leur salaire. 

L’ONS a comptabilisé 455.000 offres d’emploi lors de ces 3 mois, soit 51.000 offres de moins par rapport au dernier trimestre. Maigre consolation, il y a moins d’affluence que prévu dans les Jobcentre Plus pour toucher les indemnités chômages.

Un bon nombre d’acteurs s’accordent à dire que le chômage va continuer à augmenter jusqu’en 2010, avec une pointe probable à 3,2 millions de chômeurs, et ce même si l’économie commence à sortir de la récession avant cette date. “Certain dans la city parlent déjà de redressement. Mais le seul rétablissement dans le vrai monde aura lieu lorsque le chômage commencera a tomber” déclare Brendan Barber, représentant du syndicat Trade Union Congress (TUC). En sortie de crise, les contrats intérim seront probablement privilégiés, car ils offrent une flexibilité non négligeable aux entreprises.

A titre comparatif, le taux de chômage de la zone euro était en mars de 8.9%, avec un record historique pour l’Espagne qui compte près de 17.4% de chômeurs, soit 4 millions de personnes… Le Ministère de l’Economie de l’Industrie et de l’Emploi, qui a publié vendredi 29 mai les chiffres du chômage en France pour le mois d’avril, a annoncé plus de 2.5 millions de chômeurs (sans compter les DOM ni les salariés occasionnels), soit une augmentation de 300.000 chômeurs depuis le début de l’année et une hausse de 24.6% en un an. Le taux de chômage en France métropolitaine, publié par l’INSEE le 4 juin, s’établit à 8.7% pour le premier trimestre 2009 (9.1% si l’on ajoute les DOM).

Mêmes si aucun secteur d’activités n’est épargné, la grande distribution présente une santé déconcertante. Tesco annonce une augmentation de son bénéfice brut de 10% et la création de 11.000 emplois au Royaume uni d’ici février 2010. Sainsbury’s, qui a aussi vu son chiffre d’affaire augmenter, a prévu de reverser une prime de quelques 450 livres à ses salariés, et de créer plus de 6000 emplois. Par ailleurs, le secteur public semble aussi mieux encaisser le coup que le secteur privé. Enfin, comme expliqué dans notre précédent article, d’autres secteurs comme la restauration rapide semblent être source importante d’offres d’emplois.

Il est donc important pour le lecteur de relativiser ces chiffres. Inutile d’être alarmiste ou fataliste dans sa recherche d’emploi.  Pour mémoire, selon l’INSEE, le taux de chômage en France au premier trimestre 2006 était de 9,6%, contre 8,7% au premier trimestre 2009.

Nous recommandons une fois de plus au demandeur d’emploi de cibler ses candidatures, de faire preuve de rigueur dans ses démarches et de professionnalisme dans ses relations avec les employeurs.

A lire aussi  l’article Tendances 2009 pour le marché de l’emploi à Londres.

 

Evolution du taux de chomage France

  

 Evolution du taux de chômage en France (source Wikipedia)

 Sources/A Lire
L’article de la BBC consacré à la parution des chiffres du chômage (anglais)
La définition du chômage selon le BIT (français)
Répartition des Chômeurs en Grande Bretagne par zone géographique (anglais)

Le développement du Web 2.0, et notamment des plates-formes communautaires, a amené un changement de comportement chez les internautes, particulièrement chez les plus jeunes.

Le temps moyen passé chaque jour sur la toile augmente sensiblement et l’utilisateur a de plus en plus facilement l’occasion de contribuer à son contenu: rédiger un message sur un forum, laisser un commentaire sur le blog d’un proche, signer une pétition, ou encore “tagger” une photo d’un profil Facebook, sont des actes désormais courant.

Les contributions des internautes les exposent, les engagent, et laissent des traces parfois indélébiles, difficilement modifiables, et surtout durablement mémorisées par des moteurs de recherche spécialisés (comme 123people), ou de plus en plus performants comme Google.

Ces empreintes, qui constituent petit à petit une identité numérique plus ou moins flatteuse, peuvent causer du tord au niveau professionnel.

Le monde du travail reste divisé quant à l’utilisation du net 2.0 en terme d’outil professionnel. Si les sites de networking (réseau professionnel) comme Viadeo, Linkedin, ou encore Xing sont utilisés par un large public, les recruteurs hésitent encore à avouer la prise en compte d’informations personnelles trouvées sur des sites comme Facebook, Myspace ou autres. Cette pratique est cependant répandue chez les recruteurs, malgré qu’elle puisse être perçue comme éthiquement controversée.

L’enquête publiée par Viadeo souligne en effet qu’en Angleterre la majorité des recruteurs n’hésitent pas à “googler” un candidat. 60% d’entre eux avouent être influencés dans leur décision de recrutement par des informations d’ordres privées, et seul 13% l’ont été de manière positive.

La question n’est pas tellement de savoir s’il est critiquable de baser en partie une décision professionnelle sur des informations d’ordre privé; il sera difficile de prendre des mesures restrictives dans ce sens. L’important pour chaque internaute est de prendre conscience que son activité n’est pas invisible et qu’elle pourrait lui causer du tord dans sa vie professionnelle.

Même si la plupart des utilisateurs licenciés à cause de leurs écarts sur le web manquaient de bon sens, certains témoignages ont le mérite de faire réfléchir.

Sans faire appel à une agence spécialisée dans le management de l’identité virtuelle, voici quelques règles simples qui suffiront généralement à vous éviter ces ennuis.

- Dans chaque site communautaire, pensez à régler le niveau de confidentialités dans le menu préférence
- Utiliser un ou plusieurs pseudo
- Pour votre adresse email professionnelle, utilisez un intitulé professionnel (pas de beaugoss69@addresse.com) pour contacter les employeurs

Si malheureusement, après avoir tapé votre nom sur un moteur de recherche, vous tombez sur des pages ne mettant pas en valeur votre professionnalisme, il vous faudra soit essayer de changer ces informations et contactez le site en question, soit faire en sorte qu’une autre page internet, vous mettant en valeur cette fois ci, arrive avant dans les résultats du moteur de recherche. Pour cela, pourquoi ne pas utiliser par exemple un site de CV en ligne ?

Sources / A lire:

Prenez garde à votre Cyber-réputation (keljob)
Employers use ‘internet reputations’ to make decisions about job applicants (Personnal Today)
Facebook can ruin your life (The Independent)
How Can I preserve my online reputation (Monster)

On l’aura compris, les prévisions économiques annoncées un peu partout sont peu réjouissantes pour l’année à venir. Les difficultés rencontrées par un bon nombre d’entreprises ont un effet négatif sur le marché de l’emploi: frilosité pour embaucher ou pire, licenciement.

L’OCDE table sur un ralentissement quasi généralisé en Europe pour 2009, ce qui devrait avoir un impact sur le taux de chômage jusqu’en début 2010. A titre d’exemple, le taux de chômage au Royaume Uni passerait de 5.5% en 2008, à 8.2% en 2010. Ce taux restera tout de même en dessous de la moyenne européenne, malgré une hausse plus importante que les pays voisins. La France quant à elle résistera mieux à l’impact avec une prévision de 8.7% de chômeurs en 2010 (contre 7.3% en 2008). Ce n’est pas une surprise, les économies développées de l’Union Européenne devraient être plus touchées que l’Asie du Sud Est.

Selon le Monde, le BIT prévoit au niveau mondial une augmentation de 18 à 30 milions de chomeurs en 2009. Certains scénarios parmi plus pessimistes avancent le chiffre de 51 milions. Le rapport du BIT affirme que “Le nombre de travailleurs pauvres – les personnes qui ne gagnent pas de quoi se hisser eux et leurs familles au-dessus du seuil de 2 $ par personne et par jour pourrait atteindre 1,4 milliard, soit près de 45 pour cent de la population active mondiale ayant un emploi“…

Les plus touchés seront probablement les jeunes, les travailleurs peu qualifiés, les immigrants, les seniors, et les travailleurs temporaires.

Cette morosité ambiante ne doit pas plomber le moral des demandeurs d’emploi car malgré tout, il existe bien entendu des postes à pourvoir, notamment dans les secteurs d’activité les plus épargnés par la crise.

La grande distribution est le premier secteur qui devrait bien résister à la dégradation du marché de l’emploi. Mise à part les supermarchés haut de gamme comme M&S, Waitrose, ou encore Whole Food, la grande distribution devrait maintenir un niveau d’embauche relativement satisfaisant en 2009.

La restauration rapide bénéficie de son coté d’un transfert des consommateurs qui normalement iraient dans des restaurants plus onéreux, à cause du rétrécissement du pouvoir d’achat. En conséquences, KFC annonce la création de 9000 emplois rien qu’au Royaume Uni, et Mc Donald’s prévoit aussi d’augmenter ses embauches.

D’autres secteurs comme l’informatique, les fonctions commerciales et les industries liées à l’environnement devraient aussi moins souffrir du contexte économique actuel.

Par ailleurs, la livre sterling faible, qui n’a cessé de perdre de la valeur face à l’euro depuis plusieurs mois (aujourd’hui 1£=1.10eur), atténue le ralentissement de l’activités des restaurants et des grands magasins qui peuvent compter sur l’attractivité de sites touristiques. Février est aussi en général un mois moins calme que Janvier.

En cette période moins facile, faites preuve d’imagination dans votre recherche d’emploi. Ne faites pas du porte à porte que dans les pubs branchés de Piccadilly, ou plus généralement du West End, où la concurrence est beaucoup plus importante que dans certaines zones plus excentrées. Il n’y a pas que des postes dans la restauration qui vous sont accessibles.

La débrouillardise, la persévérance et la rigueur dans votre recherche d’emploi seront des qualités primordiales pour faire la différence sur un marché du travail plus concurrentiel.

A lire aussi notre article sur L’impacte de la crise au Royaume Uni.

Sources/A lire :

France 5
CareerBuilder.fr
Incidence de la crise économique sur l’emploi et le chômage dans les pays de l’OCDE
Le palmares des entreprises qui recrutent le plus en 2009 en France (Le Figaro)
Global Employment Trends Report 2009 (BIT) (résumé fr)
Statistiques Nationales du marché de l’emploi en UK (Février 09) (anglais)


Le Centre Charles Péguy (CCP) est une association de droit anglais, rattachée au Consulat de France à Londres. Sa principale mission est d’aider les français âgés de 18 à 30 ans à s’insérer professionnellement au Royaume Uni.

En plus de proposer des offres d’emploi, le CCP offre des services ayant pour but de favoriser l’insertion sociale des nouveaux expatriés: offres de logement, aide aux démarches administratives, aide sociale d’urgence,…

Le public accueilli est varié et dépend en parti de la période de l’années. Si une majorité d’étudiants viennent pendant la période estivale afin d’avoir une première expérience a l’étranger, des profils plus qualifiés et dans une réelle perspective de carrières, arrivent a Londres en Septembre et en Janvier. Près de 2000 personnes font appel aux services du Centre chaque année. L’accompagnement dispensé s’adapte en fonction de cette demande, en s’axant sur le projet professionnel et sur les outils de recherche d’emploi.

Le service que fournit le CCP aux employeurs est gratuit : rédaction et diffusion d’annonces auprès des membres, présélection des candidats,… Contrairement aux agences de recrutement, le Centre ne tient pas ses financements des clients, mais de subventions de l’état, des cotisations des membres, et parfois de dons privés. Cela permet au centre de s’orienter candidats, tout en offrant un service de recrutement aux entreprises.

Nous sommes 2 consultants emploi à travailler conjointement avec les services consulaires. Nous recevons les membres lors d’entretiens assez courts (entre 15 et 30mn), animons une réunion d’information hebdomadaire sur le marché de l’emploi à Londres, gérons les relations avec les partenaires (missions locales, presse, services consulaires) et les entreprises de tous secteurs d’activité.

Mon contrat VIA offre une mission polyvalente qui oscille entre recrutement et insertion. Le poste permet une bonne autonomie d’action qui nous amène à faire de la recherche de financement, du développement de porte feuille client, de la comptabilité, des projets de développement (site internet, mise en place d’ateliers et de formations collectives,…); ce qui est très motivant et responsabilisant.

Il existe de nombreuses entreprises concurrentes sur « le marché » de l’insertion professionnelle à Londres. Ces structures proposent de garantir l’emploi (ou un stage) contre des sommes souvent importantes et souffrent parfois d’un retour peu glorieux de leurs clients. Le CCP essaye de se différentier de ces structures dans son positionnement auprès des entreprises ainsi qu’auprès des jeunes français. Le Centre ne dispose pas des mêmes budgets pour communiquer sur ses activités et compte essentiellement sur le bouche a oreille, et plus récemment sur son site internet, afin d’éviter les amalgames.

A découvrir:
- un site très ludique sur les compétences du Consultant Emploi vu par le gouvernement australien.

Le Competency Based Interview est une méthode d’entretien utilisée dans le recrutement. Elle se caractérise par un aspect assez directif et se focalise sur les compétences nécessaires au poste plutôt que sur le parcours du candidat. Elle est souvent utilisée en complément d’un entretien classique et peut se révéler plus déstabilisante que celui-ci..

L’intervieweur, après avoir présenté le cadre de l’entretien, commence à s’intéresser à la première compétence. Il pose une question générale qui a pour but de cibler une situation professionnelle précise (ou relative à la vie personnelle), au cours de laquelle le candidat a mis en œuvre cette compétence. Dès lors, le consultant concentre ses investigations sur cette situation, en s’intéressant particulièrement à la façon dont l’interviewé a réagi et s’est comporté, ce qui exige une bonne mémoire de la part du candidat.

Prenons l’exemple d’un poste de Chargé de Recrutement, qui nécessite entre autre des compétences de travail en équipe, d’organisation du travail, de gestion du stress et de flexibilité/adaptation. Même si le candidat n’a pas d’expérience dans ce domaine, il a très probablement déjà fait appel à ces compétences lors de son parcours professionnel, universitaire, ou même dans sa vie privée.

Quelques questions : 

- A quelle occasion une de vos idées n’a pas été acceptée par votre groupe de travail? Avec qui avez vous eu des difficultés à travailler? Parlez moi d’une situation où les membres de votre équipe ne s’investissaient pas de la même manière.
- Parlez moi d’un événement qui vous a amené à revoir votre méthode de travail ou vos objectifs. Avez-vous déjà travaillé avec des personnes peu organisées? Avez-vous déjà eu plusieurs tâches à effectuer en parallèle?
- Qu’est ce qui vous stresse au quotidien? Vous êtes-vous déjà emporté sur votre lieu de travail? A quelle occasion avez-vous travaillé sous pression?
- Quel a été le dernier grand changement dans votre vie? Pouvez vous me parler d’une situation où vous avez intégré une équipe déjà mise en place?

Pour préparer ce type d’entretien, le candidat peut tout d’abord identifier les compétences nécessaires au poste. Il pourra ensuite se remémorer les situations dans lesquelles il a mis en œuvre ces compétences et s’entraîner à les présenter, par exemple en utilisant la méthode STAR (Situation, Tache à accomplir, Action mise en place, Résultat obtenu). Je ne suis pas certain cependant qu’il soit bon de trop se préparer, l’entretien pourrait sembler anormalement spontané et on pourrait reprocher au candidat de ne pas avoir joué le jeu (importance de la forme).

Malgré un coté assez introspectif qui peut être vécu de manière déstabilisante voire intrusive par le candidat (nécessité de connaître ses réactions, exemples issus de la vie personnelle), je pense que le CBI est un outil très intéressant pour les recruteurs. Il permet d’identifier des compétences transversales et limite le mensonge (nécessité d’avoir un discours cohérent face à des questions précises). Complété par d’autres méthodes dévaluation (entretien classique, tests, contrôle de références), il mériterait sans doutes d’être plus connu en France.

A lire:
Principales compétences et exemple de questions
What is Competency Based Interviewing?
(monster.co.uk)
Wikijob
Nombreux liens http://answers.google.com/answers/threadview?id=34147

Page suivante »